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Le Boeing 737-800 de la compagnie Kenya Airways est parti de l’aéroport international de Douala samedi 05 mai 2007 à minuit 05 min. Selon des témoignages récoltés auprès de la police à l’aéroport, peu après le décollage, la tour de contrôle de Douala a reçu la dernière transmission d’information avant de perdre tout contact avec l’engin.
Le signal de détresse d’une balise a cependant été capté vers 2 heures du matin. Avion de dernière génération, capable d’accueillir jusqu’à 189 personnes, le Boeing assurait la liaison entre Abidjan et Nairobi. Il transportait 105 passagers et neuf membres d’équipage ; ce qui porte le total des disparus à 114.
L’avion devait initialement décoller vers 23 heures. Avec une heure de retard, le commandant de bord, Wamwea Francis Mbatia, a décidé de lancer l’appareil. Un orage arrosait alors les côtes de Douala. Voyant le mauvais temps, d’autres compagnies aériennes ont décidé de retarder leur vol en attendant que la météo redevienne favorable. L’avion avait embarqué des ressortissants de pas moins de 25 pays. Mais le Cameroun en paie le lourd tribut, avec 35 passagers. Il s’agit, pour l’essentiel, des cadres de grandes sociétés et organisations, ainsi que des commerçants habitués aux marchés de l’Asie. Dès la publication du manifeste, on a en effet pu reconnaître les noms de grands managers, d’arbitres internationaux, d’avocats, etc.
L’appareil, quant à lui, était en service depuis six mois seulement. D’après les responsables de Kenya Airways, il n’avait jamais connu de problèmes. Il s’agit d’un avion de ligne, commercialement très prisé. Il est convoité par les compagnies charter et low-coast pour sa capacité d’accueil et pour son prix. La disparition de cet avion survient 7 ans après le dernier crash d’un autre 737 - 800 de la même compagnie en Côte d’Ivoire. Au Cameroun, les secours s’organisent avec les moyens du bord. Cependant, une délégation kenyanne avec à sa tête le ministre des Transports est arrivée à Douala.
L’on a appris hier soir de la radio nationale que l’épave de l’appareil aurait été repéré à Mbanga-Pongo, localité située dans l’arrondissement de Douala III, à la limite avec la Sanaga-Maritime. Toujours selon les mêmes sources, tout le dispositif de recherche a été démonté du Sud pour se diriger vers le site de Mbanga Pongo. En espérant que cette fois-ci, c’est la bonne piste.
Derniers instants
En dépit d’un violent orage sur la ville de Douala, l’équipage du vol KQ 507 de Kenya Airways a choisi de décoller.
Du décollage à la disparition
Personne n’a vu l’orage venir ce soir du vendredi 04 mai 2007. Seuls les techniciens et autres ingénieurs météo savent qu’un violent orage balaie les côtes camerounaises. A l’aéroport de Douala, l’ambiance est plutôt habituelle. Voyageurs et familles attendent dans le hall de l’aéroport. Il est un peu plus de 21 heures lorsque l’on annonce l’arrivée du vol KQ 507 de la Kenya Airways en provenance d’Abidjan. L’appareil, un Boeing 737-800, s’immobilise sans difficulté sur le tarmac de l’aéroport de Douala.
Entre le débarquement des voyageurs à destination de Douala et l’embarquement des usagers à destination de Nairobi, une quarantaine de minutes s’écoule. Cette opération se déroule sous une pluie battante, et donne quelques soucis à l’équipage. Le décollage est programmé pour 22h 45. Les nouvelles en provenance de la tour de contrôle ne sont guère rassurantes. Celle-ci confirme le mauvais temps et oblige le commandant de bord à attendre la fin de l’orage.
Décollage
Après environ heure d’attente, l’équipage conduit par Wamvéa Françis Mbatia (commandant de bord) revient à la charge et demande à la tour de contrôle ” la mise en route “. Le dernier bulletin météo lui est communiqué. Quand le pilote prend la décision de décoller, il est minuit. Deux minutes après, l’avion ne signale pas sa position à la tour de contrôle comme d’usage. Cinq minutes plus tard, la tour essaie d’entrer en contact avec l’équipage : silence Radio.
D’emblée, la situation est loin d’inquiéter les agents en charge de la sécurité et la navigation aérienne. ” Lorsqu’on perd le contact radio avec un appareil, on ne panique pas à priori. Il peut arriver que ce soit le système de communication qui est défaillant. En outre, la tour de contrôle contacte les tours avoisinantes, comme elle peut aussi entrer en contact avec d’autres appareils en vol pour savoir la position de l’appareil en détresse “, explique un expert en transport aérien. Quarante minute après, le vol KQ 507 ne répond toujours pas. Les opérateurs de la tour de contrôle saisissent le chef de bureau de la circulation aérienne de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (Asecna).
Disparition
Aux environs de heure du matin, l’orage s’estompe sur la ville de Douala. Air France et la Camair peuvent enfin s’envoler à leur tour à destination de Paris. Du côté de l’Asecna, la mobilisation est grande pour retrouver l’appareil de la Kenya Airways. La tour de contrôle de Libreville n’a pas de contact avec l’appareil disparu. Le représentant résident de l’Asecna arrive dans la zone aéroportuaire. Le ministre des Transport, Dakolé Daïssala, est informé. Il reste en stand bye toute la nuit. La tour de contrôle de Nairobi est elle aussi informée de la perte de contact du vol KQ 507, dans l’espoir que ” l’avion est simplement en train de traverser quelques difficultés et va arriver certainement à destination. ” Une hypothèse qui ne s’est pas réalisée.
Pourquoi l’équipage a-t-il pris la décision de partir ? La tour ne pouvait-elle pas les bloquer ? Autant de questions que se posent les observateurs. D’après les experts de l’aéronautique civile, ” la tour a l’obligation de fournir toutes les informations météo à l’équipage. Mais c’est lui qui, en dernier ressort, décide de partir ou d’attendre. Dans le cas d’espèce, le pilote a décollé sous l’orage en espérant qu’une fois sorti de Douala, le ciel sera plus clément. ”
Les membres de l’équipage
* 1/- Wamwea Francis Mbatia, Captain
* 2/- Wanyoike Andrew Kiuru, First Officer
* 3/- Kiiru Phylis Njeri, Flight Purser
* 4/- Njoroge Allan Njenga, Flight Attendant
* 5/- Nyakweba Lydia Mocheche , Flight Attendant
* 6/- Ong’ondo Elizabeth Achieng, Flight Attendant
* 7/- Wakhu Shantaben Niriza, Flight Attendant
* 8/- Kadurenge Cyprian Mande, Flight Attendant
* 9/- Kisilu William Muia, Flight Engineer
Liste Complete avec noms des passagers du crash de kenyan airways. (08/05/2007) (guineeecuatorial.info)
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