Le Parc de Monte Alen

Entre 300 et 1200 m d'altitude, sur la chaîne montagneuse de Niéfang, et à 50 km de l'Atlantique, la forêt dense et humide du parc national de Monte Alen couvre une superficie de 1600 k M2.

Le caractère très accidenté du terrain crée des paysages exceptionnels et notamment une série de chutes et de rapides spectaculaires sur les rivières Uoro et Lana.

La forêt de Monte Alen abrite une faune et une flore typiques de la forêt dense africaine avec des espèces caractéristiques de la zone guinéo-atlantique. Riche en végétaux de la famille des Caesalpiniaceae, elle offre une grande variété d'espèces.

Malgré la petite superficie du parc, plus de 105 espèces de mammifères y sont répertoriées, dont plus de 16 types de primates :

· 3 800 gorilles,

· 1 600 chimpanzés,

· ainsi que 2 300 espèces d'oiseaux,

· 65 espèces de reptiles,

· 55 espèces d'amphibiens

· 65 espèces vivant en milieu aquatique.

Plus de cinquante personnes travaillent sur le territoire du parc.

 
Face à l'exploitation forestière de plus en plus intense en Guinée Equatoriale, et après avoir pris conscience de l'importance de la conservation dans l'amélioration du patrimoine forestier du pays, le gouvernement a adopté en 1997 un projet de décret-loi accordant au parc national de Monte Alen une extension de 600 km2 vers le sud, le reliant ainsi au parc national de Monte Mitra. Ce sont désormais 10 % du pays qui sont classés en zone protégée.

Le programme ECOFAC

L'Afrique centrale recèle le deuxième massif forestier de la terre, après celui de l'Amazonie. D'une biodiversité sans équivalent, ses richesses restent encore très mal connues. Ressources importantes pour les hommes qui l'habitent ou la côtoient, la forêt exploitée rationnellement est un véritable facteur de développement. Elle forme un ensemble cohérent dont l'équilibre repose sur de multiples interdépendances entre les plantes et les animaux. Sans ces derniers, elle s'appauvrit faute de vecteurs de reproduction.

Le programme ECOFAC allie deux notions fondamentales et complémentaires : la conservation et le développement. Il concrétise l'engagement de l'Union européenne à assurer la sauvegarde et l'utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers en Afrique centrale et associe étroitement les populations aux actions qu'il met en oeuvre.

Au démarrage du programme, dans cette zone enclavée et dépourvue d'activités économiques, l'exploitation des ressources naturelles de la forêt représentait pour les populations la seule source de revenus ou de satisfaction de besoins prioritaires.

Aujourd'hui, des économats ont été mis en place dans les villages. Ils fournissent à moindre prix des produits de première nécessité (bougies, pétrole, allumettes... ) et des aliments de base (sel, sucre, farine). Grâce à un fond de roulement apporté par la composante, chaque économat achète un stock de départ, que le produit de la vente permet de reconstituer.


(source : site web institutionnel de la Guinée Equatoriale)